Ordres de Batailles

Les ordres de batailles des guerres de la révolution et napoleoniennes
 
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 Affaire de Tournay - 28 et 29 avril 1792

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PaquitoSan
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Date d'inscription : 28/11/2005

MessageSujet: Affaire de Tournay - 28 et 29 avril 1792   Jeu 25 Sep - 5:19

Affaire de Tournay : 28 et 29 avril 1792
Le maréchal de camp Dillon, reçoit l’ordre d’opérer un raid sur Tournai, à la base devant être
opéré par des troupes de cavalerie en complet désaccord avec les stratégies de l’époque.
Ayant obtenu en insistant de l’infanterie auprès de Rochambeau, Dillon se met en route le 28
avril vers 9 heures du soir.
Ces troupes étaient composées d’une compagnie du 1er bataillon des volontaires de Seine-et-
Oise, de trois bataillons d’infanterie de ligne, des 24ème, 56ème et 90ème régiment, appuyés par 6
pièces d’artillerie et éclairés par 2 escadrons du 6ème chasseurs et 2 escadrons du 1er de
cavalerie. La fin de colonne était encore constituée de 4 escadrons du 8ème de cavalerie (seul
régiment portant la double cuirasse) et du 13ème de cavalerie.
Parties de Lille, ces troupes traversent Hellemmes, Pont-à-Tressin et arrivent en vue de
Marquain. Une escarmouche éclate entre une quinzaine d’hommes du 6ème chasseurs et le
régiment autrichien des chevau-légers de Latour. A 6 heures du matin, le maréchal de camp
Dillon fait former les faisceaux et ordonne à la cavalerie de débrider.
Mais vers 9 heures du matin, les troupes du général d’Happoncourt envoyées de Tournai
faisaient leur apparition. Composées d’un bataillon de Clairfayt, 2 divivions d’Alton, 1
division de Ligne infanterie et 2 divisions des chevau-légers de Latour et appuyées par de
l’artillerie aux ordres du colonel Baron de Vogelsang de Clairfayt. Ayant placé avantageuse
son artillerie, le colonel autrichien prend en écharpe les troupes françaises qui entrent dans
une panique générale. Le régiment de cuirassiers dans sa déroute piétinent l’infanterie
française, tandis que le 1er et le 13ème de cavalerie partent également en déroute découvrant
notre artillerie. 4 canons sont abandonnés à l’ennemi, l’infanterie n’a pas tiré un seul coup de
fusil et tout ce monde reflux en désordre jusque dans Lille où Dillon et le chef du génie
Berthois sont massacrés par leurs soldats.
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PaquitoSan
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MessageSujet: Re: Affaire de Tournay - 28 et 29 avril 1792   Jeu 25 Sep - 5:51

Déroute de Marquain

La Déroute de Marquain est un combat ayant opposé la Monarchie autrichienne règnant sur le Saint-Empire et la France à Marquain, dans les Pays-Bas autrichiens (Belgique), le 29 avril 1792, pendant la Révolution française.

Préambule
Après que le maréchal Biron avait échoué dans ses entreprises contre Quiévrain et Mons, le maréchal de camp Théobald Dillon faisait en même temps une tentative semblable sur Tournai, dont l'issue s'avéra encore plus malheureuse.
Sorti de Lille, avec 10 escadrons, 6 bataillons, et 6 canons, il rencontre le général-major autrichien Louis-François de Civalart, Comte d'Happoncourt, campé sur les hauteurs de Marquain avec 3 000 hommes1.
Les éclaireurs autrichiens attaquèrent assez fortement les avant-gardes françaises indiquant que le général autrichien souhaitait un engagement général. Cependant Dillon avait reçu l'ordre d'éviter toute espèce de combat,

La bataille
Dillon voyant l'ennemi s'ébranler pour venir à sa rencontre, donne l'ordre de retraite conformément aux ordres reçus lui ordonnant d'éviter les combats.
Quelques signes d'insubordination qui s'étaient manifestés parmi ses soldats depuis son départ de Lille, lui prouvant qu'il devait peu compter sur eux, rendaient cette mesure encore plus nécessaire1.
Au premier mouvement rétrograde que font les Français, l'ennemi tire au hasard quelques coups de canon, dont les boulets n'atteignent même pas les derniers de l'armée de Dillon. Cependant la défiance des soldats envers ses généraux était telle, que comme à Quiévrain une terreur panique s'empare des escadrons qui couvraient la retraite.
Au bruit du canon, qui tonne vainement derrière eux, il se prennent d'épouvante et se jettent sur l'infanterie en criant : « Sauve qui peut, nous sommes trahis. » Ce mouvement et ces cris répandent la confusion dans les troupes françaises. 4 canons, leurs caissons, les bagages sont abandonnés par les charretiers et l'armée entière se jette pêle-mêle sur la chaussée, fuyant vers Baisieux.
Le général Theobald de Dillon tente en vain de rallier les fuyards avant que l'ennemi ne les atteigne. Des cris tumultueux et des insultes sont proférés à l'encontre du général qui est atteint par un coup de pistolet d'un de ses soldats.
C'est alors que les Autrichiens surviennent. C'est l'alarme générale, la panique, c'est une cohue de troupes totalement désorganisées qui traverse Baisieux continuant à fuir précipitamment vers Lille.
À peine sont-elles arrivées dans la ville qu'il se forme au niveau de la porte de Fives, un rassemblement considérable de soldats des différents régiments composant la garnison.
Le colonel du génie Pierre-François Berthois,sieur de La Rousselière, second du général Dillon, est arrêté par les soldats dominés par une fureur aveugle, qui le pendent à l'un des créneaux de la place puis le mettent en pièce puis égorgent 3 ou 4 prisonniers ennemis1. Le général Dillon, blessé, qui rentrait dans une voiture est massacré à coup de fusil et de baïonnette. Les soldats arrachent ensuite son cadavre de la voiture, le trainent dans les rues jusqu'à la Grand Place ou ils le jettent dans un feu allumé avec les enseignes de plusieurs auberges voisines1.

Arthur Dillon, frère de Théobald Dillon, vint porter plainte auprès de l'Assemblée. Les assassins furent punis et la veuve du général obtint une pension pour élever ses enfants1.

Bibliographie
Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français tome 7
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