Ordres de Batailles

Les ordres de batailles des guerres de la révolution et napoleoniennes
 
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 1807 Juin 14 - Friedland

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PaquitoSan
Ministre


Nombre de messages : 781
Date d'inscription : 28/11/2005

MessageSujet: 1807 Juin 14 - Friedland   Mar 11 Juil - 15:31

Prémices
Au lendemain des combats d'Heilsberg (11 juin), la position du russe Bennigsen est devenue bien inconfortable : le maréchal Davout, en effet, avance vers Landsberg, menaçant non seulement le flanc russe, mais également sa ligne de communication avec Königsberg, où se trouvent ses alliés prussiens, le roi Frédéric-Guillaume III et son épouse Louise, ainsi le gros de ses approvisionnements. Or, les ordres du tsar Alexandre sont formels : il faut tenir Königsberg à tout prix.

Bennigsen décide donc d'envoyer la division Kamenskoi pour renforcer la défense de Königsberg, dirigée par le prussien Lestocq. Kamenskoi, passant par Bartenstein et Lamspach, rejoint Lestocq derrière la rivière Frisching, le 13 juin.

De son coté, Bennigsen reste à Heilsberg jusqu'au milieu de la nuit, puis se dirige lui aussi sur Bartenstein, avec le reste de ses troupes, organisées en quatre colonnes, de par et d'autre de l'Alle. Les français - une division de dragons et deux de cavalerie légère - semblent alors avoir perdu le contact. Après une brève halte à Bartenstein, Bennigsen continue sur Schippenbein où il arrive au milieu de la nuit, le 12 juin.

Mais il de plus en plus est inquiet de se voir tourné, car il sait que Davout continue d'avancer vers Königsberg. De plus ses troupes sont fatiguées, ayant été en perpétuel mouvement ces derniers jours, et ayant du combattre alors que le temps est devenu mauvais, les pluies s'étant faites de plus en plus fréquentes.

Pourtant, point de répit pour elles : Davout est déjà signalé à Domnau, menaçant de plus en plus les communications avec Königsberg. Il faut donc continuer, vers la petite ville de Friedland. De là, on ira sur Allenburg et Wehlau, où l'on pourra traverser la Pregel et, sous sa protection, se diriger vers Königsberg. Pas question, pour l'instant du moins, de s'arrêter pour combattre les français.

Le 13 juin, l'avant-garde de Bennigsen, sous les ordres du prince Gallitzin, atteint Friedland. Elle trouve dans la ville quelques éléments du 9e de hussards, envoyés par Lannes en reconnaissance, et qui, intelligemment, refuse le combat et se retirent Lannes décide d'avancer avec les grenadiers d'Oudinot, envoyant un aide-de-camp à Grouchy pour lui demander d'accélérer la marche de ses dragons.

Bennigsen arrive lui-même à Friedland à 8 heures du soir. Sa supériorité numérique et l'avantage stratégique de la plaine s'étendant à l'ouest de la ville seront, selon lui, "favorables à la bravoure russe". Il ordonne donc à l'ensemble de ses forces de le rejoindre, pour être sur place dans la soirée du 13, au plus tard tôt le matin du 14.

Mais Bennigsen, dans sa confiance, ne remarque pas que la position qu'il choisi pour combattre est loin d'être favorable. Par exemple, elle n'est accessible, en venant d'Eylau, que par une seule route, passant par Posthenen (déjà occupé par les grenadiers d'Oudinot). Toutes les autres approches sont parsemées d'obstacles, comme le bois de Sortlack, au sud, ou les marécages, créés par un petit ruisseau (Mühlenfluss), affluent de l'Alle, et ses étangs. Et pour finir, il n'y a, à Friedland même, qu'un seul pont pour traverser la rivière. Trois ponts de pontons vont être rapidement jetés.

Bennigsen n'en a cure. Apprenant que Lannes n'est pas loin, venant de Domnau, il renforce l'avant-garde de Gallitzin avec les premiers éléments d'infanterie qui arrivent.

Gallitzin établi une ligne d'avant poste qui va de Heinrichsdorf à Sortlack, pour couvrir Friedland. à partir de 11 heures du soir, le gros des forces russes arrive à Friedland. Des prisonniers français confirment que ce n'est qu'une division d'infanterie, renforcée de cavalerie, qui s'approche : Bennigsen décide de les attaquer au lever du jour, pendant que le reste de ses troupes se reposera à Friedland. Il fait donc passer ses troupes sur la rive gauche de l'Alle

La gauche russe (quatre divisions de Bagration) est chargée d'occuper la zone située au sud du Mühlenfluss, vers le bois de Sortlack, enjambant ainsi la route d'Eylau. Les trois divisions de Gorchakov forme l'aile droite, au nord du ruisseau, jusqu'au village d'Heinrichsdorf. Pour faciliter les communications entre les deux ailes, trois ponts de pontons sont rapidement construits sur le Mühlenfluss. Au centre, deux autres corps, qui ont pour mission de se déplacer là ou le besoin s'en fera sentir. Une partie de la Garde Impériale est envoyée à Sortlack, tandis qu'une division reste en réserve sur la route qui mène à Shippenbein, sur la rive droite de l'Alle.

Bennigsen dispose à ce moment d'environ 50.000 hommes. Plus qu'il ne lui en faut, pense-t-il, pour venir à bout de l'avant-garde des français.

Mais il va bientôt revenir de son erreur, et s'apercevoir que les français sont de plus en plus nombreux et qu'il va falloir qu'il renforce lui aussi ses troupes sur la rive gauche de la rivière.

"J'aurais mieux fait de ne pas accepter le combat, qu'il était en mon pouvoir de refuser, car le salut de l'armée n'était pas alors en danger" reconnaîtra-t-il plus tard.

14 juin - une heure du matin

Lannes se présente devant Friedland. Il devine qu'il va être dans une position extrêmement dangereuse pour plusieurs heures, avant que les renforts n'arrivent. Mais ses ordres sont de s'emparer de la ville. Il n'a avec lui que la division des grenadiers d'Oudinot : qu'à cela ne tienne, il les envoie en avant et ceux-ci s'emparent aisément du village de Posthenen, situé au centre du champ de bataille, sans pouvoir cependant continuer plus avant, sans risquer d'être anéantis.

Thoumas : "L'armée russe tout en entière, précédée apr une forte avant-garde de cavalerie et d'artillerie, approchait de Friedland. Il était une heure du matin. Lannes arrivait avec ses grenadiers à Posthenen, au pied des hauteurs qui s'élèvent en face de cette ville"

Oudinot se contente d'envoyer deux bataillons dans le bois de Sortlack, sur la droite, puis, un peu plus tard, trois autres sur Heinrichsdorf. Au centre, une forte ligne de tirailleurs protège le reste des forces d'Oudinot, ainsi que son artillerie..

Bien qu'ayant devant lui une ligne française extrêmement étendue (qu'il ne distingue pas, d'ailleurs, exactement, compte tenu du terrain vallonné et boisé dont Lannes et Oudinot tirent parfaitement parti), Bennigsen semble alors plus préoccupé d'aligner correctement ses propres forces, se contentant d'user de son artillerie, et d'essayer de déloger les français du bois de Sortlack.

Fin tacticien, Lannes sait qu'il doit user d'astuce pour tenir en respect Bennigsen, jusqu'à l'arrivée de Napoléon, qui achèvera de détruire l'armée russe. Il lui faut faire croire à l'ennemi que la victoire est, sinon acquise, du moins à portée de fusil, sans pour autant se faire détruire lui-même. Grouchy et Mortier ont envoyé des messages pour annoncer leur arrivée prochaine, au moins avec leur cavalerie, qui galope en avant.

14 juin - 3 heures du matin

Le jour point déjà. Grouchy arrive avec sa division de dragons, qu'il organise sur la gauche d'Oudinot, là où, justement, les russes ont décidé de se saisir d'Heinrichsdorf pour tourner la gauche française. Ils y parviennent presque, mais Grouchy est peu à peu renforcé par l'arrivée des cuirassiers de Nansouty : l'attaque russe est repoussée.

Les renforts français continue d'arriver : c'est au tour de Mortier de se présenter sur les lieux, avec les 6.000 fantassins du général Dupas. Lannes peut maintenant concentrer les forces d'Oudinot devant Posthenen, Dupas remplissant le vide entre ce village et Heinrichsdorf. Et, peu à peu, la supériorité numérique des russes diminue, alors que Lannes peut se contenter de tenir bon sur ses positions.

14 juin - 8 heures du matin

La division Verdier arrive, Les hommes sont exténués, mais il n'est pas question de repos : ils sont envoyés en soutien des grenadiers d'Oudinot à Posthenen et dans le bois de Sortlack, où la poussée des russes commence à se faire sentir.

La bataille de Friedland

Lannes a maintenant 25.000 hommes sous ses ordres, et d'autres sont en chemin. Bennigsen s'est bien aperçu de l'arrivée de ces renforts, mais il ne semble pas en être troublé. Il pense toujours pouvoir tenir devant Friedland jusqu'à la nuit, et ensuite disparaître dans l'obscurité. D'ailleurs, les combats semblent avoir diminué d'intensité, sauf aux extrémités, à Sortlack et Heinrichsdorf. Et son artillerie continue de pilonner les troupes de Lannes.

14 juin - 11 heures du matin

Les combats semblent diminuer d'intensité. Les français sont maîtres des principaux points d'appui du terrain, à Heinrichsdorf, Posthenen et Sortlack. En face, Bennigsen a les 1e et 2e divisions, et l'avant garde, entre le ruisseau qui conduit à Friedland et le bois de Sortlack. Le gros de son armée (3e, 6e, 7e, 8e divisions - prince Gortschakow - ainsi que la cavalerie - prince Gallitzin et général Uvarov), s'étend sur l'autre rive du ruisseau, faisant face à la cavalerie de Grouchy et l'infanterie de Mortier. Les russes ont encore une division d'infanterie sur la rive droite de l'Alle, ainsi que de l'artillerie. Car cette rive domine les environs, offrant aux canonniers une portée plus efficace.

De trois heures du matin, Lannes et Oudinot avaient envoyé aide-de-camp après aide-de-camp au quartier général de Napoléon, à Eylau, réclamant du renfort. Celui-ci ne se décidait pas, voulant attendre l'évolution des combats. Oudinot perd patience, et mande à l'empereur "Même mes yeux (on sait qu'il portait des lunettes) peuvent voir que c'est toute l'armée russe qui est devant nous !"

Coignet : "Le 14 juin au matin, nous apprîmes qu#une grande bataille était engagée sur les bords de l'Alle. Tous les corps de l'armée s'avançaient dans cette direction; nous reçûmes l'ordre de nous y porter en toute hâte"

14 juin - midi

Napoléon arrive enfin, le reste de la Grande Armée suivant à moins de deux heures.

Constant : "L'Empereur, en observation sur une hauteur d'où sa vue pouvait embrasser tout le champ de bataille, était assis dans un fauteuil près d'un moulin, et son état-major l'entourait. Jamais je ne l'avais vu si gai; il causait avec les généraux qui attendaient ses ordres, et semblait prendre plaisir à manger du pain noir russe fait en forme de brique."

Marbot : "Il était plus de onze heures, lorsque l'Empereur arriva sur le champ de bataille, où plusieurs corps d'armée étaient déjà venus se joindre à Lannes et Mortier. Les autres, ainsi que la garde, arrivaient successivement."

Son plan est déjà établi : il va lancer une attaque générale contre les russes, et Ney sera chargé de donner le coup de grâce, par la droite.

Marbot : "Napoléon rectifia la ligne : Ney format la droite placée dans le bois de Sortlack; Lannes et Mortier , le centre entre Posthenen et Heinrichsdorf; la gauche se prolongeait au-delà de ce village"

Savary : "Le maréchal Ney occupait la droite du champ de bataille ; à sa gauche, en échelons, était le corps du général Victor (note : il remplace Bernadotte, blessé quelques jours avant dans une escarmouche); à la gauche de celui-ci était le maréchal Mortier et à la gauche de Mortier était le maréchal Lannes. En deuxième ligne, au centre, était la Garde"



Boulart : "Les corps d'armée prirent successivement place sur la ligne de bataille, à mesure de leur arrivée, ce qui fut long, car nous marchions sur une seule route, et la Garde fut placée en deuxième ligne".

Napoléon décide qu'au signal donné par vingt-cinq pièces tirant à la fois donnera le signal de l'attaque générale. En attendant, les troupes étant exténuées (il fait très chaud), il les laisse prendre un peu de repos.

Coignet : "L'empereur nous donna une heure de repos, pendant laquelle le combat se ralentit peu à peu. Il en profita pour visiter nos lignes, revint au galop près de nous, changea de cheval et donna le signal d'une charge à outrance sur l'armée russe. Il s'agissait encore de lui faire prendre un bain, non dans la glace, comme à Austerlitz, mais dans les flots de l'Alle."


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PaquitoSan
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MessageSujet: Re: 1807 Juin 14 - Friedland   Mar 11 Juil - 16:33

14 juin - 17 heures

Une salve qui se fait entendre du coté français ne laisse aucun doute: les combats reprennent.

Thoumas : "L'ordre d'attaquer donné par l'Empereur est resté classique : il fut suivi de point en point. Lorsqu'à cinq heures une batterie de vingt pièces, établie au-dessus de Posthenen, donna le signal la reprise du combat, Ney marcha sur Friedland..."

"(Ney) conduisit l'attaque avec le sang-froid et l'intrépidité qui le caractérisent... s'occupant des moindres détails, "

Boulart : "Il était environ cinq heures de l'après-midi, l'armée était formée, chacun à son poste; une vive canonnade annonça que l'action commençait."

Levavasseur : "Enfin arriva l'ordre d'attaquer. Tous les soldats se levèrent en criant < Vive l'Empereur ! En avant ! A Friedland ! En avant >

Notre artillerie commença son feu, et les cent pièces de canon ennemies, vomissant les obus et la mitraille, firent sauter nos caissons ; la fumée nous couvrait et masquait à nos yeux les masses déployées. Le maréchal Ney ordonna la marche en avant en bataille, l'arme au bras : les boîtes à mitraille, éclataient sur nos têtes et faisaient un cliquetis affreux dans les fusils élevés; les officiers excitaient les soldats et les poussaient en criant « En avant ! en avant ! » Dans cette marche et dans cette fumée, la 3e division, commandée par le général Bisson, obliqua trop à droite et laissa ainsi un intervalle dans lequel la cavalerie du grand-duc Constantin pénétra en sabrant et la mettant en déroute. D'autres régiments obliquant aussi trop à droite, le maréchal m'ordonna de les faire appuyer à gauche. Je cours à l'un d'eux : « Appuyez à gauche, dis-je au colonel, faites appuyer à gauche. » Mais pendant que je lui parle, un boulet l'enlève. Un commandant met aussitôt son chapeau au bout de l'épée en criant « Vive l'Empereur ! En avant ! » Un second coup arrive et le commandant tombe sur les genoux, les deux jambes coupées. Un capitaine succède et fait à grand-peine exécuter le même mouvement. Enfin, le maréchal Ney, ayant poussé ainsi ces braves jusqu'à vingt pas des canons ennemis, fit faire sur eux un feux nourri qui tua presque tous les canonniers sur leurs pièces, et, continuant notre marche précipitée, nous refoulâmes l'ennemi dans la ville."


Roustan : "Après que l'Empereur a vu que l'ennemi tenait ferme, il fait engager dans tous les points, comme il désirait. Il fait venir au même moment, le maréchal Ney, il lui ordonne qu'il prenne cette division et qu'il marche, au pas de charge, sur le pont qui se trouvait derrière la ville, et les deux autres divisions soutiendront par la droite.

Le maréchal dit à l'Empereur :« Oui, Sire, je vais exécuter les ordres de Votre Majesté, et Elle sera satisfaite, l'espère. »

Il prend sa division et marcha directement sur le pont, en traversant dans la ville. Il a arrivé à son but et fait mettre le feu au pont.

Voilà donc l'armée de l'ennemi coupée en deux. Celle de la droite était presque détruite par le maréchal Ney."


Girard : " (..) Le maréchal Berthier arrivait au galop et sans mettre pied à terre cria au maréchal Ney < Attaque prompte et vigoureuse sur tous les points et, ppour ralliement, le clocher de Friedland ! >"
Le VIe corps (Ney) s'élance du bois de Sortlack. Sans même se déployer, la colonne de droite (Marchand) marche sur le village, mais les batteries russes lui infligent de lourdes pertes. L'autre (Bisson), marche directement sur Friedland, mais est interceptée par la cavalerie de Bagration. Elle est sévèrement repoussée, doit reculer, emportant dans sa fuite une partie des hommes de Marchand.



Mais les renforts français ne font pas défaut : les dragons de Latour Maubourg sont envoyés contre la cavalerie russe, la division Dupont venant soutenir les troupes de Ney. Par dessus tout, le général Sénarmont et ses artilleurs, approche ses pièces au plus près de la ligne russe, ignorant leur feu, avec une folle audace qui étonne Napoléon lui-même, déversant un déluge de feu, et faisant taire l'artillerie russe et rebrousser chemin à la cavalerie qui essayait de les faire taire.

C'est en fait le première exemple d'utilisation combinée de la masse de feu et de sa mobilité, dont on retrouvera des exemples à Wagram, à Lutzen.

Les pertes de l'ennemi sont énormes : près de 4.000 hommes restent sur le terrain. Bagration se replie dans Friedland, poursuivi par le 6e corps, qui, entre-temps, s'est rallié.

Boulart : "Une batterie de 30 bouches à feu, commandée par le général Senarmont, contribua puissamment à l'ébranler (le centre de la ligne russe)".

Marion : ".. il (Sénarmont) court à son corps d'armée; du consentement de Victor, mais malgré les réclamations des généraux de division, il en réunit toute l'artillerie, composée de 36 bouches à feu sous son commandement, et débouche de toute la vitesse des chevaux sur le revers opposé du mamelon qui abrite trois divisions du 1er corps. L'artillerie se met en batterie à 400 mètres de l'ennemi; après cinq ou six salves. elle s'en approche à 200 mètres, et commence un feu roulant des plus vifs. (..) Les batteries de la rive droite, celles de la rive opposée de l'étang furent ainsi successivement écrasées...."

Bennigsen a vu le désastre se produire. Il espère encore dans la Garde Impériale. Il la lance contre les batteries de Sénarmont, mais celles-ci sont rapidement dirigées contre cette nouvelle attaque, qu'elles stoppent en deux salves, l'infanterie de Dupont recevant même son homologue de la Garde Impériale à la baïonnette, l'obligeant à repasser le ruisseau qu'elle avait dû traverser. Continuant sur sa lancée, elle pénètre dans Friedland par la route de Königsberg. pendant que Sénarmont continue son pilonnage, maintenant sur et autour de Friedland.

Après un rude combat de rue, Friedland, en flammes, tombe aux mains des français. Ce qui reste des troupes de Bagration, a commencé sa retraite les ponts, que le général russe fait ensuite incendier

Sur la droite russe, Bennigsen, ignorant que les ponts sont désormais inutilisables, avait ordonné à Gortshakow d'attaquer de nouveau Friedland. Deux divisions russes attaquent le village à la baïonnette, y pénètrent, mais ne peuvent bien sûr pas franchir la rivière. Par chance, les russes trouvent un gué, en face de Kloschenen. C'est la chance inespérée pour sauver ce qui peut encore l'être. Malgré les difficultés et l'artillerie française qui continue de tonner, et sous la protection de sa cavalerie, Bennigsen fait passer son artillerie, puis son infanterie. Une partie de la cavalerie trouve son chemin sur la rive gauche de l'Alle, les cavaliers de Grouchy étant trop fatigués pour les en empêcher.

La bataille de Friedland est terminée. Les pertes russes sont énormes : probablement 12.000 hommes et 80 canons. Mais Napoléon a perdu 8.000 soldats.

Coignet : "Cette mémorable bataille ne finit que fort tard à la lueur de l'incendie de Friedland. Les Russes profitèrent de la nuit pour décamper au plus vite. Notre Empereur, selon son habitude, coucha sur le champ de bataille, et s'occupa de faire soigner les blessés."

Napoléon passe la nuit sur le champ de bataille.

Constant : "Sa Majesté alla complimenter plusieurs régiments qui s'étaient battus toute la journée. Quelques paroles, un sourire, un salut de la main, un signe de tête suffisait pour récompenser les braves gens qui venaient de vaincre"

Tascher : "Nous apprenons que l'Empereur a battu complètement l'ennemi qui a laissé sur le champ de bataille 6.000 morts et 80 pièces de canon. Hélas, où étions-nous !" (note : Tascher est alors à Königsberg)

Berthier rend vite éloge à Ney, qui a conduit l'attaque principale : "Tu ne peux t'imaginer le merveilleux courage du maréchal Ney. C'est à lui que nous devons tous les résultats de cette journée mémorable."

Le 17 juin, Lannes, dont l'action décisive durant cette journée va être curieusement négligée dans le Bulletin, écrit à sa femme :

"Nous avons eu une bataille comme il n'y en a jamais eu. Il est incroyable le peu de monde que nous avons perdu et incroyable ce que les russes ont laissé sur le champ de bataille. On évalue leurs pertes à vingt mille hommes. Je me suis battu avec mon corps d'armée depuis une heure du matin jusqu'à huit heures du soir, sans perdre un pouce de terrain. Enfin, ma chère Louise, mes troupes se sont couvertes de gloire."

Le même jour, le général Guyot écrit, lui aussi, à son épouse :

"Le 6 nous quittâmes nos cantonnements pour marcher à l'ennemi. Nous le trouvâmes le 10 à Heilsberg où il reçut la meilleure frottée, perdit beaucoup de monde et se retira sur Bartenstine tandis que nous marchâmes directement sur Preuss-Eylau; le 14 notre armée rencontra de nouveau 80,000 Russes à Friedland petite jolie ville sur la Aller. Là, après avoir manœuvré toute la journée devant eux notre ligne fut formée à 6 heures 1/2 du soir et ensuite l'ordre d'attaque fut donné; c'est alors qu'il fallait voir la rapidité avec laquelle toute l'armée française fondit sur les Russes, la mitraille, les baïonnettes, les balles, les coups de sabre, lances, boulets, obus etc. tout pleuvait comme grêle sur ces malheureux Russes qui en une heure perdirent à peu près 20,000 hommes tant tués que blessés, noyés etc. et 40 pièces de canon prises etc.; j'étais pendant ce temps là spectateur de la ligne de la Garde et qui outrepassaient l'Empereur; mais après l'orage vient le printemps, ces messieurs se sont retirés en grande hâte et depuis ce temps là nous ne cessons de les harceler dans leur fuite, il en est résulté la prise de Königsberg, le passage de la Pregel etc..."

Quant à Napoléon, il mande à Joséphine :

"... Mes enfants ont dignement célébré l'anniversaire de la bataille de marengo. La bataille de Friedland sera aussi célèbre et aussi glorieuse pour mon peuple. Toute l'armée russe mise en déroute... C'est la digne sœur de Marengo, Austerlitz, Iéna."



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PaquitoSan
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MessageSujet: Re: 1807 Juin 14 - Friedland   Mar 11 Juil - 16:35

Ordre de bataille français
Napoléon I°



Garde impériale : Maréchal Jean Baptiste Bessières


o Division d'infanterie de la garde impériale : Général Hulin [5949h]
Artillerie et Génie [42 canons]
Gendarmes d'ordonnance [1 escadrons - ?h]

- 1° Brigade : Général Dorsenne
1° Régiment de grenadiers de la garde [2 bataillons - ?h]
2° Régiment de grenadiers de la garde [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade : Général de Division Soulès
1° Régiment de chasseurs de la garde [2 bataillons - ?h]
2° Régiment de chasseurs de la garde [2 bataillons - ?h]

- 3° Brigade : Colonel Friederichs
Régiment de fusiliers-grenadiers de la garde [2 bataillons - ?h]

- 4° Brigade : Colonel Boyer
Régiment de fusiliers-chasseurs de la garde [2 bataillons - ?h]

Détachement de marins de la garde [? bataillons - ?h]


o Division de cavalerie de la garde impériale : Général Walther [2886h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Lepic
Régiment de grenadiers à cheval de la garde [6 escadrons - ?h]

- 2° Brigade : Général de Brigade Guyot
Régiment des chasseurs à cheval de la garde [6 escadrons - ?h]

- 3° Brigade : Général de Brigade Arrighi
Régiment de dragonsde la garde [2 escadrons - ?h]

- 4° Brigade : Général de Brigade Savary
Régiment de gendarmes d'élites [2 escadrons - ?h]



I° Corps d'armée : Général Victor
Parc d'artillerie [30 canons - ? livres - ?h] Général Sénarmont


o 1° Division d’infanterie : Général de Division Dupont [7086h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Labruyère
9° Légère [2 bataillons - ?h]
24° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade: Général de Brigade Barrois
32° Ligne [2 bataillons - ?h]
96° Ligne [2 bataillons - ?h]


o 2° Division d’infanterie : Général de Division Lapisse

- 1° Brigade : Général de Brigade Pacthod
16° Légère [2 bataillons - ?h]
45° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade: Général de Brigade Darricau
8° Ligne [2 bataillons - ?h]
54° Ligne [2 bataillons - ?h]


o 3° Division d’infanterie : Général de Division Villatte

- 1° Brigade : Général de Brigade Frère
27° Légère [2 bataillons - ?h]
63° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade: Général de Brigade Gérard
94° Ligne [2 bataillons - ?h]
95° Ligne [2 bataillons - ?h]


o Brigade de cavalerie légère : Général de Brigade Beaumont
2° Régiment de hussards [3 escadrons - ?h]
4° Régiment de hussards [3 escadrons - ?h]
5° Régiment de chasseurs à cheval [3 escadrons - ?h]


o 4° Division de dragons : Général de Division Lahoussaye [1866h] (attachée)

- 1° Brigade : Général de Brigade Margaron
17° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]
27° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]

- 2° Brigade : Général de Brigade Laplanche
18° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]
19° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]


o Brigade de cavalerie légère : Général de Brigade Durosnel (attachée)
7° Régiment de chasseurs à cheval [3 escadrons - ?h]
20° Régiment de chasseurs à cheval [3 escadrons - ?h]
22° Régiment de chasseurs à cheval [3 escadrons - ?h]



VI° Corps d'armée : Maréchal Ney
Parc d'artillerie [24 canons - ? livres - ?h] Général Seroux


o 1° Division d’infanterie : Général de Division Marchand [7455h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Maucune
6° Légère [2 bataillons - ?h]
69° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade: Général de Brigade Marcognet
39° Ligne [2 bataillons - ?h]
76° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 3° Brigade : Général de Brigade Brun (brigade rattachée à la division Marchand)
31° Légère [2 bataillons - ?h]


o 2° Division d’infanterie : Général de Division Bisson [7711h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Roguet
25° Légère [2 bataillons - ?h]
27° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade: Général de Brigade Labassée
50° Ligne [2 bataillons - ?h]
59° Ligne [2 bataillons - ?h]


o Brigade de cavalerie légère : Général de Brigade Colbert
3° Régiment de hussards [3 escadrons - ?h]
10° Régiment de chasseurs à cheval [3 escadrons - ?h]
15° Régiment de chasseurs à cheval [3 escadrons - ?h]


o 1° Division de dragons : Général de Division Latour-Maubourg [3149h] (attachée)

- 1° Brigade : Général de Brigade Perreymond
1° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]
2° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]

- 2° Brigade : Général de Brigade Oulembourg
4° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]
14° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]

- 3° Brigade : Général de Brigade Digeon
20° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]
26° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]




VIII° Corps d'armée : Maréchal Mortier
Parc d'artillerie [18 canons - ? livres - ?h] Général Mossel


o 1° Division d’infanterie : Général de Division Dupas [8465h]
Batterie d'artillerie hollandaise
Batterie d'artillerie polonaise
Batterie d'artillerie française
Total 410h - 18 canons

- 1° Brigade : Général de Brigade Veaux
4° Légère [2 bataillons - ?h]
15° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade: Général de Brigade Gency
58° Ligne [2 bataillons - ?h]
Garde de Paris [1° bataillon du 1° régiment - 2° bataillon du 1° régiment - ?h]

- 3° Brigade : Général de Brigade Grandjean
Régiment de Würzburg [2 bataillons - ?h]


o 2° Division d’infanterie polonaise : Général de Division Dombrowski [7711h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Kosinski [3610h]
10° (ex 2°) Ligne [1 bataillon - ?h]
11° (ex 3°) Ligne [2 bataillons - ?h]
12° (ex 4°) Ligne [2 bataillons - ?h]

o Brigade de cavalerie légère polonaise : Général de Brigade Fresia [1000h]
5° Régiment de cavalerie polonaise [3 escadrons - ?h]
6° Régiment de cavalerie polonaise [3 escadrons - ?h]
2° Régiment de cavalerie polonaise (cuirassiers) [3 escadrons - ?h]


o 2° Division de dragons : Général de Division Grouchy [1972h] (attachée)
Artillerie à cheval [6 canons - ? livres - ?h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Bron
3° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]
6° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]

- 2° Brigade : Général de Brigade Carrié
10° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]
11° Régiment de dragons [3 escadrons - ?h]




Corps de réserve : Maréchal Lannes
Artillerie à pied [12 canons - ? livres - ?h]


o 1° Division d’infanterie : Général de Division Oudinot [9886 fantassins]

- 1° Brigade : Général de Brigade Ruffin
- 1° Régiment provisoire d’élite :
1° Bataillon (issu du 13e de Ligne) [1 bataillon - ?h]
2° Bataillon (issu du 58e de Ligne) [1 bataillon - ?h]
- 2° Régiment provisoire d’élite :
1° Bataillon (issu du 9e de Ligne) [1 bataillon - ?h]
2° Bataillon (issu du 81e de Ligne) [1 bataillon - ?h]

- 2° Brigade : Général de Brigade Dupas
- 3° Régiment provisoire d’élite :
1° Bataillon (issu du 2e Léger) [1 bataillon - ?h]
2° Bataillon (issu du 3e Léger) [1 bataillon - ?h]
- 4° Régiment provisoire d’élite :
1° Bataillon (issu du 28e Léger) [1 bataillon - ?h]
2° Bataillon (issu du 31e Léger) [1 bataillon - ?h]

- 3° Brigade : Général de Brigade Ruffin
- 5° Régiment provisoire d’élite :
1° Bataillon (issu du 12e Léger) [1 bataillon - ?h]
2° Bataillon (issu du 15e Léger) [1 bataillon - ?h]
- 5° Régiment provisoire (d’élite ?) [2 bataillons - ?h]

- 4° Brigade : Général de Brigade Albert
- 6° Régiment provisoire (d’élite ?) [2 bataillons - ?h]
- 7° Régiment provisoire (d’élite ?) [2 bataillons - ?h]

9° Régment de hussards [3 escadrons - 250h]


o 2° Division d’infanterie : Général de Division Verdier [5685h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Vedel
2° Légère [1 bataillon - ?h]
12° Ligne [2 bataillons - ?h]

- 2° Brigade: Général de Brigade Harispe
3° Ligne [3 bataillons - ?h]
72° Ligne [2 bataillons - ?h]


o 3° Division d’infanterie saxonne : Général de Division Polenz [4600fantassins]
Bataillon de grenadiers Süssmilch [1 bataillon - ?h]
Bataillon de grenadiers Larisch [1 bataillon - ?h]
Régiment d'infanterie Prince Antoine [2 bataillons - ?h]
Régiment d'infanterie Sänger [2 bataillons - ?h]
2° Bataillon du régiment d'infanterie Prince Maximilien [1 bataillon - ?h]
1° Bataillon du régiment d'infanterie Bevilqua [1 bataillon - ?h]
Régiment de cuirassiers du roi [4 escadrons - ?h]
Escadron combiné des Chevau-légers Prince Jean et von Polenz [1 escadron - ?h]


o 1° Division de grosse cavalerie : Général de Division Nansouty [4432h] (attachée)
Artillerie à cheval [6 canons - ? livres - ?h]

- 1° Brigade : Général de Brigade Defrance
1° Régiment de carabiniers [4 escadrons - ?h]
2° Régiment de carabiniers [4 escadrons - ?h]

- 2° Brigade : Général de Brigade Doumec
2° Régiment de cuirassiers [4 escadrons - ?h]
9° Régiment de cuirassiers [4 escadrons - ?h]

- 3° Brigade : Général de Brigade St. Germain
3° Régiment de cuirassiers [4 escadrons - ?h]
12° Régiment de cuirassiers [4 escadrons - ?h]



Sources :
www.napoleonicminiatureswargame.com
www.chronofus.net/wargames
Gloire&Empire N°3


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MessageSujet: Re: 1807 Juin 14 - Friedland   Mer 12 Juil - 8:16

Ordre de bataille russe
Commandant en chef : Général Bennigsen
environ 46000 hommes

Premiere ligne de bataille : Général-Lieutenant Gortchakov

3° division : Lieutenant Général Sacken I

1° Brigade : Major Général Ushakov
Régiment de grenadiers Tauride [3 bataillons - ?h]
Régiment de mousquetaires Lithuaniens [3 bataillons - ?h]

2° Brigade : Major Général Titov II
Régiment de mousquetaires Kaporski [3 bataillons - ?h]
Régiment de mousquetaires Muromsk [3 bataillons - ?h]

3° Brigade : Major Général Netting
Régiment de mousquetaires Tschernigov [3 bataillons - ?h]
Régiment de mousquetaires Dnieprov [3 bataillons - ?h]











Major Général Pahlen
Régiment de cuirassiers Petite Russie
Régiments de dragons Kurland
Régiment de hussards Sum
Régiment de cosaques Ilowaiski
Régiment de cosaques Papuzin


6° division : Général Major Sedmoratzki
Major Général Rachmanov
Régiment d'infanterie Wilna
Régiment d'infanterie Nizov

Major Général : Bikov
Régiment d'infanterie Reval
Régiment d'infanterie Wolhyvian

Major Général : Baggowut
Régiment d'infanterie Staroko I
Régiment d'infanterie légère 4° chasseurs

Major Général : Lvov
Régiment de cuirassiers Ekaterinoslav
Régiment dragons Kiev
Régiment de hussards Alexandrov

7e division

Lieutenant Général Dochtorov
Régiment de grenadiers Ekaterinoslav
Régiment de grenadiers Moscou
Régiment d'infanterie Wladimir
Régiment d'infanterie Woronesch
Régiment d'infanterie légère #5 Pskov

Major Général Tschlaplitz
Régiment de dragons Moscou
Régiment de dragons Ingermannland
Régiment de hussards Pavlograd

8° division : Lieutenant Général Essen III
Grenadiers Moscou

Infanterie Schlüsselburg
Infanterie Alt-Ingermannland

Infanterie Podolien
7e chasseurs

Colonel comte Pahlen
Dragons Petersbourg
Dragons Liefland
Hussards Olviopol

Cavalerie
Général Kvarov, prince Gallitzin


Aile gauche
Prince Pierre Bagration

1° division : Grand-Duc Constantin

Grenadiers de la Garde
Chasseurs de la Garde
Gardes Ismailovski
Gardes Semenovski
Gardes Preobrazhenski
Hulhan Drand-Duc Constantin

Cuirassiers Chevalier-gardes
Cuirassiers Garde du Corps
Hussards de la Garde
Cosaques de la Garde


2° division Lieutenant Général Ostermann-Tolstoy

Major Général Makovskoi
Grenadiers Pavlovski
Infanterie Rostov

Major Général Sukin II
Grenadiers Saint-Petersbourg
Infanterie Jeletz

Major Général comte Lieven
1e chasseurs
20e chasseurs
Infanterie Pskov
5e chasseurs

Major Général Koshin
Cuirassiers-Gardes
Dragons Kargopol
Cosaques Illowaiski IX
Cosaques Jefremov III


Avant-Garde : Général Lieutenant Prince Bagration [8100 fantassins - 1600 cavaliers - 200 artilleurs]

Aile gauche : Général Major Bestuschev
20° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
23° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
24° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
25° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
26° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
Régiment de hussards de Grodno [10 escadrons - ?h]
Batterie d'artillerie à cheval [12 canons - ? livres - ? h]

Aile droite : Général Major Baggovout
3° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
4° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
5° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
7° régiment d'infanterie légère [3 bataillons - ?h]
Régiment de hussards de Pavlograd [10 escadrons - ?h]
Batterie d'artillerie à cheval [12 canons - ? livres - ? h]

Soutien de l'avant garde Général Major Markov
Régiments de mousquetaires de Starookolsk [3 bataillons - ?h]
Régiments de mousquetaires de Tenguinsk [3 bataillons - ?h]
Régiments de mousquetaires de Pskov [3 bataillons - ?h]
Régiments de grenadiers de Moscou [3 bataillons - ?h]


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MessageSujet: Re: 1807 Juin 14 - Friedland   Mer 12 Juil - 8:31




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